Livraison offerte dès 39 € · France métropolitaine

Missions spatiales · · 3 min de lecture

Apollo 11 : les premiers pas sur la Lune, 20 juillet 1969

Du lancement du 16 juillet à l'amerrissage du 24, le déroulé d'Apollo 11, la descente d'Armstrong et d'Aldrin, et ce que la mission a changé.

Apollo 11 : les premiers pas sur la Lune, 20 juillet 1969

Le 20 juillet 1969, deux hommes se posent sur la Lune. Apollo 11 n'est pas la première mission lunaire habitée, mais c'est la première à atterrir. Elle répond à l'objectif fixé en 1961 par le président John F. Kennedy : envoyer un Américain sur la Lune et le ramener sur Terre avant la fin de la décennie.

Où en est-on en 1969

La course à l'espace oppose depuis plus de dix ans les États-Unis et l'Union soviétique. Les Soviétiques ont pris de l'avance avec Spoutnik, puis avec le premier homme en orbite, Youri Gagarine. La NASA répond avec le programme Apollo. En décembre 1968, Apollo 8 met trois astronautes en orbite autour de la Lune. Apollo 9 et Apollo 10 testent ensuite le module lunaire, d'abord près de la Terre, puis à quelques kilomètres de la surface lunaire. Apollo 11 est l'étape suivante.

Le déroulé de la mission

Le 16 juillet, la fusée Saturn V décolle de Cap Kennedy, en Floride, avec trois astronautes : Neil Armstrong, commandant, Buzz Aldrin, pilote du module lunaire, et Michael Collins, pilote du module de commande. Trois jours plus tard, le vaisseau entre en orbite lunaire.

Collins reste seul à bord pendant que ses deux collègues descendent. Le 20 juillet, Armstrong et Aldrin passent dans le module lunaire, baptisé Eagle, tandis que Collins continue de tourner autour de la Lune dans Columbia, hors de vue pendant chaque passage derrière la face cachée. La descente ne se déroule pas comme prévu. Des alarmes de l'ordinateur de bord se déclenchent, et le site d'atterrissage prévu est parsemé de gros rochers. Armstrong reprend les commandes en partie à la main et cherche une zone plus dégagée, avec très peu de carburant restant. Eagle se pose dans la mer de la Tranquillité, un lieu décrit dans La Lune : mers, face cachée et cratères.

Dans la nuit du 20 au 21 juillet en heure de Paris, Armstrong descend l'échelle et pose le pied sur le sol lunaire. Aldrin le rejoint une vingtaine de minutes plus tard. Ensemble, ils passent environ deux heures et quart à l'extérieur. Ils plantent un drapeau américain, installent un sismomètre et un réflecteur laser encore utilisé aujourd'hui pour mesurer la distance Terre-Lune, et ramassent un peu plus de 21 kilogrammes de roches et de poussière.

Eagle quitte ensuite la surface après environ 21 heures sur place et rejoint Columbia. Le 24 juillet, la capsule amerrit dans l'océan Pacifique. Les trois hommes sont récupérés par le porte-avions USS Hornet.

Ce que la mission change

Sur le plan scientifique, les échantillons rapportés permettent de dater les roches lunaires et nourrissent l'hypothèse d'une formation de la Lune après une collision géante. Sur le plan technique, la mission prouve qu'un rendez-vous en orbite lunaire est possible, une méthode reprise pour tous les vols suivants. Au total, six missions Apollo se poseront sur la Lune jusqu'en 1972, et douze hommes y marcheront.

Sur le plan symbolique, l'événement est suivi en direct à la télévision par une audience mondiale. Il reste l'un des rares moments que des générations entières associent à un lieu et à une date précis. Pour les suites de cette exploration, vers Mars notamment, lisez Mars : histoire, caractéristiques et exploration.

L'image qu'on en garde

Parmi les photographies de la mission, l'une montre peu de chose : l'empreinte d'une botte dans la poussière grise. Sans vent ni eau pour l'effacer, elle reste lisible. Plus que le drapeau ou la combinaison blanche, cette trace résume ce que fut Apollo 11 : un premier pas, fait à 384 000 kilomètres de chez soi.

Les affiches Missions spatiales de la boutique prolongent ce regard sur l'histoire de l'exploration.

Voir les posters Missions spatiales

À lire aussi